Résister à l’IA : un atelier d’écriture éclairé avec ChatGPT
Aristide James, doctorant (MARGE)
Fête de la science 2025
Témoignage d'Aristide James
- Qui êtes-vous et en quoi consistent vos recherches ?
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« Aristide James, je suis doctorant à l’université Lyon 3, au laboratoire MARGE, et je travaille sur la réception des textes générés par intelligence artificielle. »
- En quoi consiste votre dispositif de médiation ?
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« Ce que j’ai proposé comme type d’atelier c’est un atelier d’écriture avec l’intelligence artificielle qui avait comme vocation d’être plutôt critique sur les usages qu’on fait de ces IA, les grands modèles de langage, et donc je proposais plutôt un atelier dans lequel on allait collectivement écrire un prompt. L’idée c’était plutôt d’être économe sur la manière d’utiliser ces IA, c’est-à-dire d’utiliser l’intelligence du groupe plutôt que d’isoler chacun derrière une interface, être économe sur le nombre de fois où on allait appuyer sur le bouton donc générer moins de texte, et puis activer l’intelligence collective. C’est aussi l’occasion de donner quelques techniques de prompt ingeniering. »
- Qu’est-ce qui vous a motivé à porter ce projet ?
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« Je l’ai fait sur une suggestion d’une personne que tout le monde connait bien à l’université qui s’appelle Benoît Auclerc, qui est VP en charge de la culture et des relations science-société à Lyon 3. Moi je n’avais pas vraiment de raison de refuser car quand on est doctorant on n’a pas encore de zone de confort qu’il s’agirait de quitter donc l’intérêt était plutôt pour moi d’étendre la zone des possibles. C’était une expérience à prendre où j’allais pouvoir me faire plaisir dans le choix de la thématique, et dans le traitement aussi. C’était vraiment important pour moi. Je l’ai conçu comme un « à côté » de mes heures d’enseignement à l’université.
Il y avait un aspect de défi aussi puisque je n’ai jamais été avec des publics scolaires. J’ai tout de même exigé que ce soit des lycéens a minima pour ne pas trop sortir de ma zone de confort, car on a l’habitude d’évoluer dans le cercle universitaire avec ses codes, etc. Mais il y avait tout de même un aspect de défi, de s’adresser à d’autres publics, de faire sortir nos idées et puis le fruit de nos recherches, expérimenter tout cela d’une manière différente. Ça c’était vraiment important. » - Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?
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« Bilan très positif car déjà il a été bien reçu. Les ateliers se sont très bien passés. Là c’était vraiment l’occasion de faire une expérimentation dans un autre contexte, avec d’autres moyens. Et aussi d’avoir une liberté de ton, ce que j’ai beaucoup apprécié. Les scolaires qui viennent nous voir à la Fête de la science ne sont pas là pour assister à un cours. C’est plutôt l’idée d’aborder la connaissance d’une manière un peu différente voire expérimentale, et ça c’était très bien. »
- Est-ce que ce projet a changé l’image que vous aviez de la médiation scientifique ?
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« Je n’ai pas vraiment de réponse à ce que ça a changé pour moi étant donné que je n’avais pas de conception à priori de ce qu’était la médiation culturelle donc ça a été plus formateur qu’autre chose. »
- Est-ce que vous recommanderiez cette expérience à d’autres chercheurs ou doctorants ?
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« Oui ! Je recommande chaleureusement cette participation à la Fête de la science à tous les collègues qui seraient intéressés, dans la mesure où bien sûr il faudrait avoir un peu de temps pour le préparer. Et puis aussi la motivation c’est le plaisir qu’on a de vouloir partager certaines idées et de les expérimenter dans des cadres un peu différents. C’est vraiment ce qu’il faut comme prérequis je pense. »
Infos clés
Publics cibles : Scolaires [6e-terminale]
