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Photos, vidéos, lectures performées | Philippe PETIT, écrivain du ciel

Publié le 26 octobre 2020 Mis à jour le 1 février 2021
Atelier La Voix des Mots 07 © David VENIER - Université Jean Moulin Lyon 3
Atelier La Voix des Mots 07 © David VENIER - Université Jean Moulin Lyon 3

Au fil de ce premier semestre, nos étudiants ont savouré, un pas après l’autre, les paroles de Philippe PETIT, immense funambule auteur du "Traité du funambulisme", et nous les livrent dans une lecture performée en écho au spectacle "Le Funambule", en création au Théâtre de La Renaissance.

En équilibre sur les mots, leurs voix ont parcouru ses pensées, notées sur des petits bouts de papier en apprenant le fil et architecturées avec le temps pour donner ce livre qui tient dans la poche...

Par les étudiants de l'atelier de lecture à voix haute "La Voix des Mots"

Dirigé par Frédérique BRUYAS, Cie Escargot Ma Non Troppo

En partenariat avec le Théâtre de La Renaissance

 

Découvrez la vidéo de la performance !
 


Traité du funambulisme de Philippe PETIT (Editions Actes Sud)
Adaptation de Frédérique BRUYAS pour chœur de lecteurs

Avec

Nina GOUTTEFARDE, Clara BONOMO, Céline GONIN,
Abdelkerim IBRAHIM, Antoine GUIDOUM, Émile BOURGEOIS,
Romane MERCIER, Cassandre PODKOWA



 

Lire & funambulisme

"Pour définir le terme rite, Le Robert remarque en tout premier lieu : « La graphie rit est encore utilisée en liturgie ». J’aime beaucoup « La graphie rit » que j’entends au sens de rire. Le funambule Philippe PETIT écrit dans son merveilleux Traité du funambulisme :

« Lorsque la pose de chaque pied sera devenue chose naturelle, les jambes auront acquis leur indépendance, et vous le geste d’un pas noble et sûr. Ne rien espérer d’un travail sérieux de quelques heures. La peau devra le comprendre. Mais je promets que lorsque vos pieds se glisseront d’eux-mêmes au repos dans le lit d’un câble, vous vous surprendrez à sourire, pris d’une grave lassitude. Regardez : il y a sur la plante ce que mon ami Fouad nomme La ligne du Rire. Elle correspond à la marque du fil. »

J’ai toujours ressenti une grande proximité entre la lecture à voix haute et l’art du funambule. Nous avons l’un et l’autre besoin du fil, de l’air et d’un objet qui fasse le poids dans la balance.

Le balancier est à mes yeux l’équivalent du livre qui maintient l’équilibre entre moi et le monde. Le livre résiste et se coule à merveille dans le lit du vent. La phrase est le fil du lecteur qui à la manière du funambule cherche d’abord son point d’équilibre au contact de l’air qui l’environne, puis avance sur la ligne au gré des courants d’air qu’il crée et parcourt la distance du livre dans l’ivresse du vent qui s’empare de chacune de ses pages.

Les lèvres s’entrouvrent et dessinent dans l’air les sons de la langue. Les pieds du funambule épousent sans relâche les mouvements du fil. Encore une question de vibration de l’air et d’articulation qui permet de relier notre imaginaire à notre corps.

Face au public, la concentration sur le fil de la phrase permet de trouver en soi le calme nécessaire à une interprétation ouverte. J’ai la sensation que rien n’est joué d’avance mais au contraire s’invente à mesure. Cette confiance est le fruit d’un travail quotidien de répétition qui n’épuise pas mon amour du texte mais scelle bel et bien notre amitié. Le livre ne me quitte pas, je l’ai entre les mains et ne le perd jamais de vue. Sans l’audace qu’il me donne, je me sentirais totalement illégitime.

Encore un point commun essentiel : la recherche d’un équilibre entre la verticalité, celle du corps qui marche et qui parle et l’horizontalité du fil et du texte couché dans le livre. Quand ce fragile équilibre existe, le rire en ce qu’il traduit une forme de jubilation est à la mesure du travail accompli."

Frédérique BRUYAS,
extrait de Le métier de lire à voix haute
Ed. Magellan&Cie, 2014



 


© David VENIER - Université Jean Moulin Lyon 3





Il y a l’art du musicien, l’art du peintre, l’art du sculpteur, l’art du poète, l’art du prosateur, l’art du théâtre, l’art de la danse, l’art culinaire, l’art de vivre.
Mais l’art du funambule ?
Jongleur, danseur, acrobate, il fait dans le ciel
ce que d’autres se contentent de faire sur le sol.

Paul AUSTER,
extrait de la préface au
Traité du funambulisme




 

Le Funambule ©Véronique BETTENCOURT Performance en écho au spectacle

Le Funambule


D’après les mots de
Jean GENET

Création de
Véronique BETTENCOURT
& Stéphane BERNARD

Cie Fenil Hirsute


Un danseur, un narrateur, un musicien et une chanteuse-filmeuse. Quatre figures convoquées pour fabriquer à vue un poème théâtral et musical.



Le Funambule est un texte en prose écrit en 1955 par Jean Genet pour Abdallah, son grand amour du moment. À la fois essai sur l’art et poème adressé à un jeune apprenti acrobate, il y est question de la place de l’artiste dans le monde, de l’engagement jusqu’à la mort - sans cesse risquée par le funambule. On y parle de rêves et de désir, d’ombre et de lumière, du profane et du sacré, de la solitude aussi.

C’est un chant d’amour et de mort pour un artiste, en équilibre et déséquilibre, sous le chapiteau étoilé d’un cirque. Sur scène, rencontres et trajectoires chorégraphiées se croisent, se frôlent, s’attirent et se repoussent.

Véronique BETTENCOURT et Stéphane BERNARD fabriquent un théâtre empreint de légèreté, entre musique, danse, images concrètes, envolées lyriques, dans un même mouvement la misère et le merveilleux.


Dates à venir
Théâtre de La Renaissance, Petite Salle

Infos & billetterie pour Le Funambule     


 

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Culture; Vie Etudiante; Vie des personnels; Lettres; Etudiants
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