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Atelier de théâtre en italien

Publié le 23 juillet 2019 Mis à jour le 20 septembre 2022
Dirigé par Ilaria MORETTI

ATELIER COMPLET

Auditions tenues le 19 septembre 2022



Du théâtre. De la passion. Du silence et des voix.
Tout cela en italien. Nous n'attendons que vous !

Rejoignez la première troupe de théâtre en italien de l’Université, formée en 2018 par des étudiants allant de la Licence au Master.

Ce projet théâtral naît de la volonté de favoriser la pratique orale de la langue italienne en dehors des cours universitaires, en améliorant la diction avec des exercices issus de la pratique théâtrale favorisant l’articulation, la prononciation, l’usage de la voix.

L’atelier s’articule autour de deux méthodes théâtrales :
 
  • Méthode Stanislavski (axe pratique) - liée à la notion d’interprétation et à la construction du personnage
  • Méthode Strehler (axe théorique) - conçue à travers le concept du « Théâtre humain », à savoir un théâtre de parole fondé sur la réflexion et sur l’interprétation critique des textes littéraires mis en scène
L’atelier devient ainsi l’occasion et le moyen d’apporter un regard complémentaire à l’étude des textes narratifs analysés en cours, de s’approprier intellectuellement et physiquement les ouvrages, les rendant vivants à travers l’exercice du jeu et de la mise en scène.
 
Ilaria MORETTI
Docteur en philosophie, comédienne, metteur en scène

Diplômée de l’École d’art dramatique du Teatro San Giorgio, Ilaria MORETTI s’est formée en littérature italienne contemporaine à l’Université de Bergame avec un mémoire de Master 2 consacré au théâtre de Beppe Fenoglio.

Elle est docteur en philosophie (ED 487 : Philosophie, Histoire, Création, Représentation) et lectrice d’italien à l’Université Jean Moulin Lyon III (IHRIM – UMR 5317). Sa thèse porte sur l’œuvre littéraire d’Elena Ferrante analysée par le biais des personnages féminins à la lumière de la méta-biographique et de la philosophie de la narration.

Elle est chroniqueuse littéraire pour Charta Sporca (Université de Trieste) et elle a collaboré avec Il fascino degli intellettuali, Doppiozero, Soft Revolution, Il lavoro culturale, Cronache letterarie, Critica letteraria.

Elle a suivi des séminaires centrés sur l’usage de la voix, le jeu de l’acteur et la mise en scène au Piccolo Teatro de Milan sous la direction de Luca Ronconi, Enrico D’Amato, Lydia Stix et Marise Flach. Elle s’est spécialisée en écriture dramaturgique au Teatro dei Filodrammatici de Milan grâce à un séminaire d’écriture et mise en scène centré sur le thème de l’autofiction et de la mémoire. Enseignante de théâtre en collège et au lycée, elle a travaillé pendant dix ans au sein de la compagnie théâtrale professionnelle Teatro Lavori in Corso en tant que comédienne et metteuse en scène en se confrontant à différents registres théâtraux : répertoire classique, théâtre de rue, théâtre jeune public, itinérant et d’improvisation. Elle a participé aussi à différents festivals d’art dramatique comme In Mota Manens (Salerne) ou Per Amore o per Forza (Bergame).

Elle a créé et dirige actuellement l’atelier de théâtre en Italien ainsi que Meraki, Journées internationales de théâtre universitaire dont elle est coordinatrice artistique et scientifique, en collaboration avec le TNP Villeurbanne.
 

L'ART AU MOULIN 2022
Ma camminarci, non ci camminavo !

Cette année dans le cadre du festival étudiant et durant les journées MERAKI, nous avons découvert l'univers de Luigi PIRANDELLO avec une nouvelle création !

All’uscita est un « mystère profane ».



« Mystère » fait référence à ce qui ne peut être révélé ; « profane », du latin pro-fanum, signifie littéralement « devant le lieu sacré » : quelque chose qui, ne participant pas à la « sainteté d’un lieu », en reste exclu. Dans cette méditation sur la mort – sujet central pour Pirandello – des identités restent liées à la vie par un souvenir, un sentiment, une idée. Avant de disparaître, elles s'arrêtent dans un cimetière qui n'en est pas un : lieu à mi-chemin entre eros et thanatos.
 
Ainsi, Ma cammincarci, non ci camminavo est une étude théâtrale conçue pour approfondir la notion de personnage pirandellien. Avant de jouer la pièce All’uscita, un groupe indéfini atterrit dans une sorte de terra nullius pour raconter sa condition existentielle à travers des textes de Un, personne, cent mille et de Six personnages en quête d’auteur. Ces trois œuvres – All’uscita (1916), Un, personne (1926) et Six personnages (1921) font partie d'un discours ininterrompu sur l'impossibilité d’adhérer à soi-même. Le fait d’« être personnage » n'est ni une condition métaphysique (All’uscita) ni un acte propre à la « mascarade de la vie » (Six personnages) mais plutôt une méditation sur le sujet pensé dans son intégrité – ou discontinuité – de vivant.

L'ART AU MOULIN 2021
Sguardi, étude théâtrale autour de douze monologues
Regards, études autour de douze monologues

Cette année pour le festival l'Art au Moulin, les étudiants ont exploré l'œuvre littéraire de Natalia GINZBURG à travers l'adaptation théâtrale de È stato così. Face à la pandémie, aux confinements, aux cours à distance, au théâtre-écran, les étudiants de l'atelier ont finalement décidé de porter en scène une toute nouvelle création.

Regards Sur les planches du théâtre la poussière s’est installée. Les marionnettes, inanimées, oubliées, n'ont repris vie que le temps d’une représentation. Et si vous emportiez avec vous un morceau de chacune d’entre elles, une étincelle de ces instants de création ?
 

Témoignages & retour en images


 

L'ART AU MOULIN 2020
En attendant "Un caso clinico"
Un voyage en coulisses

Vous prenant par la main, les étudiants vous ont emmené dans les coulisses de leur spectacle Un caso clinico, d'après Dino BUZZATI.

Victime d’un engrenage kafkaïen, l’ingénieur Giuseppe Corte entre dans une clinique afin de soigner sa petite pathologie. Il plongera peu à peu, au rythme des étages, dans l'incompréhension du rapport pervers entre patients et soignants.


Traçant les contours d’un hypothétique enfer dantesque, la pièce remet en cause le monde des vivants en soulignant les dérives d’une société capitaliste, aveuglée par l’argent et affectée par l’absence de toute éthique.

Vidéo & lectures audio


 

L'ART AU MOULIN 2019
Restiamo a guardare

À l'occasion du festival l'Art au Moulin, les étudiants vous présentent le fruit d’une année de travail.

Ce spectacle  est librement inspiré de Il vizio assurdo de Diego FABBRI et Davide LAJOLO. Nous sommes le 26 août, Cesare PAVESE s’enferme dans une chambre de l’Hôtel Roma, à Turin. Il lui reste encore quelques heures avant l’obscurité.


Dans la pénombre de sa solitude il cherchera à appeler – sans succès – ses vieux copains, des hommes et des femmes qui ont fait partie de son quotidien. Si son suicide traduit la fin de sa vie, ce n’est que le commencement d’un dialogue impossible avec des revenants, des présences insaisissables qui essaient de traduire la vérité d’une existence faite de rencontres, d’écriture et de poésie. La dernière occasion pour tenter de ne pas succomber à son « vice absurde ».

Toutefois, anéanti par le manque de réponse, ce sera « l’inquiètude angoissante qui sourit toute seule » à avoir le dernier mot.