Éthique - Philosophie - Esthétique
17240010 - Philosophie morale et politique
| Niveau de diplôme | |
|---|---|
| Crédits ECTS | 4 |
| Volume horaire total | 18 |
| Volume horaire CM | 18 |
Responsables
- SAGOT Juliette
Contenu
Licence 3 - Semestre 5 - Mineure Philosophie pour spécialistes et non spécialistes - Année universitaire 2026-27
Enseignante : Juliette SAGOT
Titre du cours : Désaccord moral et démocratie
Programme du cours :
Les décisions prises en démocratie sont-elles légitimes seulement en tant qu’elles respectent une certaine procédure, notamment le vote majoritaire ? Que faire quand, même lorsque les procédures sont suivies, une partie de la population reste en profond désaccord avec les décisions qui sont prises ? Faut-il chercher à justifier auprès des citoyens le bien-fondé des décisions prises, et si oui, comment ? Ces questions se posent tout particulièrement dans des sociétés pluralistes marquées par un désaccord moral persistant entre les citoyens. Ce cours examinera la manière dont les théories contemporaines de la démocratie ont cherché à y répondre.
Dans un premier temps, on se demandera quel rôle les convictions morales des citoyens doivent jouer dans la recherche de principes démocratiques communs. Faut-il que les principes sur lesquels repose la démocratie soient fondés sur des valeurs morales partagées ? Ou au contraire, puisque les citoyens sont précisément en désaccord sur ces valeurs, vaut-il mieux chercher des principes que chacun puisse accepter indépendamment de ses propres convictions morales ?
Ensuite, on cherchera à mieux déterminer ce que recouvre le désaccord moral, grâce à une introduction à la méta-éthique, ce domaine de la philosophie morale qui interroge le statut et la nature des jugements moraux. Les propositions normatives (comme par exemple : « la discrimination de genre est injuste ») sont-elles susceptibles d’être vraies ou fausses, ou ne sont-elles au contraire que l’expression d’une approbation ou d’une désapprobation subjectives ? S’il n’existe pas de vérité en matière morale, comment espérer trouver un point de convergence entre les différentes appréciations morales des citoyens ?
À partir de ces analyses, on s’interrogera enfin sur les institutions démocratiques contemporaines et sur leurs possibles évolutions.
Enseignante : Juliette SAGOT
Titre du cours : Désaccord moral et démocratie
Programme du cours :
Les décisions prises en démocratie sont-elles légitimes seulement en tant qu’elles respectent une certaine procédure, notamment le vote majoritaire ? Que faire quand, même lorsque les procédures sont suivies, une partie de la population reste en profond désaccord avec les décisions qui sont prises ? Faut-il chercher à justifier auprès des citoyens le bien-fondé des décisions prises, et si oui, comment ? Ces questions se posent tout particulièrement dans des sociétés pluralistes marquées par un désaccord moral persistant entre les citoyens. Ce cours examinera la manière dont les théories contemporaines de la démocratie ont cherché à y répondre.
Dans un premier temps, on se demandera quel rôle les convictions morales des citoyens doivent jouer dans la recherche de principes démocratiques communs. Faut-il que les principes sur lesquels repose la démocratie soient fondés sur des valeurs morales partagées ? Ou au contraire, puisque les citoyens sont précisément en désaccord sur ces valeurs, vaut-il mieux chercher des principes que chacun puisse accepter indépendamment de ses propres convictions morales ?
Ensuite, on cherchera à mieux déterminer ce que recouvre le désaccord moral, grâce à une introduction à la méta-éthique, ce domaine de la philosophie morale qui interroge le statut et la nature des jugements moraux. Les propositions normatives (comme par exemple : « la discrimination de genre est injuste ») sont-elles susceptibles d’être vraies ou fausses, ou ne sont-elles au contraire que l’expression d’une approbation ou d’une désapprobation subjectives ? S’il n’existe pas de vérité en matière morale, comment espérer trouver un point de convergence entre les différentes appréciations morales des citoyens ?
À partir de ces analyses, on s’interrogera enfin sur les institutions démocratiques contemporaines et sur leurs possibles évolutions.
Bibliographie
- J. RAWLS, Libéralisme politique, Paris, P.U.F., [1993] 2001.
- J. HABERMAS, Droit et démocratie. Entre faits et normes, Paris, Gallimard, NRF essais, 1997.
- J. HABERMAS, "Reconciliation Through the Public use of Reason: Remarks on John Rawls's Political Liberalism", The Journal of Philosophy, 1995, Vol. 92, No. 3, pp. 109-131.
- C. GIRARD, Délibérer entre égaux. Enquête sur l’idéal démocratique, Paris, Vrin, 2019.
- S. GUERARD DE LATOUR et M-A. DILHAC (éd.), Étant donné le pluralisme, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2013.
- S. LUKES, Le relativisme moral, A. el-Wakil (trad.), Genève, Markus Haller, 2015.
- F. JACQUET et H. NAAR, Qui peut sauver la morale ? Essai de métaéthique, Paris, Ithaque, 2019.
Contrôles des connaissances
Terminal écrit (TE) 2h
Crédit ECTS : 4
Crédit ECTS : 4
Formations dont fait partie ce cours
Renseignements pratiques
Faculté de Philosophie
Adresse postale :
1C avenue des Frères Lumière
CS 78242
69372 Lyon Cedex 08
Sur Internet
Adresse postale :
1C avenue des Frères Lumière
CS 78242
69372 Lyon Cedex 08
Sur Internet
Mise à jour : 17 juillet 2026
