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Spectacle | Le Petit Chaperon Uf, Cie des Chapechuteurs

Publié le 14 février 2020 Mis à jour le 28 avril 2020
Le Petit Chaperon Uf ©Léo DADIN
Le Petit Chaperon Uf ©Léo DADIN

Spectacle familial d’après le texte de Jean-Claude GRUMBERG, parabole douce-amère sur l’intolérance.

Par la Cie des Chapechuteurs
 

Semaine d’actions et d’éducation contre le racisme et l’antisémitisme
Magnifique Printemps 2020 - Les )Identité(s ?

 

Le Petit Chaperon Uf ©Léo DADIN
Le Petit Chaperon rouge rencontre Wolf, loup déguisé en caporal, qui lui apprend la triste vérité : elle est Uf.

Et tout ou presque lui est interdit à cause d’une nouvelle loi : porter du rouge, manger galette et beurre...

Jean-Claude GRUMBERG revisite avec humour le célèbre conte, devenu sous sa plume une parabole douce-amère sur l’intolérance.

Les Chapechuteurs proposent une version de ce Chaperon jouant des limites entre burlesque et inquiétude, légèreté et émotion, soutenue par des marionnettes posées à même les corps.

 

Toi pas porter capuchon rouge !

Texte : Jean-Claude GRUMBERG
Mise en scène : Milena MOGICA
Jeu : Maud ROUSSEL, Anne VIVRAN
Conception marionnettes : Gabriela ARANGUIZ


À l’issue de la représentation, un bord de scène en partenariat avec la Licra AURA sera l’occasion d’explorer ce texte, métaphore de l’antisémitisme durant la Seconde Guerre Mondiale, et de traiter ainsi de la persistance de l’antisémitisme et de ses formes actuelles.

Avec Marcelle CAROJean-Louis ROSSI, Licra AURA

 

Entrée libre & gratuite | Inscription obligatoire en ligne ou à
pointculture@univ-lyon3.fr / 04 78 78 78 00
En partenariat avec la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme
LICRA Auvergne Rhône-Alpes & l'
Espace Pandora




Connaître l’histoire, les histoires, la vraie Histoire, à quoi cela sert-il ? Sinon à alerter les chaperons d’aujourd’hui, à avertir les enfants que la liberté de traverser le bois pour porter à sa grand-mère un pot de beurre et une galette n’est jamais définitivement acquise... Cette liberté appartient à chacun et à tous.

Hier ce furent les enfants Ufs et Oufs, ainsi que leurs parents et grands-parents, qui durent fuir, se cacher, changer de noms et de papiers afin d’échapper aux griffes du loup. Un temps pas si vieux et pas si bon où des loups de noir ou de vert vêtus pourchassaient des petits enfants – dont l’auteur faisait partie-, les obligeant à porter du jaune afin d’être facilement reconnaissables. Leur interdisant l’accès aux squares, aux piscines ou aux théâtres avant de casser les portes de leurs parents, de dévorer leurs pères et mères grands, ainsi que des millions d’autres petits enfants ou adultes, simplement parce qu’ils étaient nés Ufs ou Oufs.

Demain, si l’on n’y prend garde, les loups s’attaqueront peut-être aux enfants Ifs ou Gnifs ou Gnoufs, les loups eux seront toujours les loups et vous savez comme ils savent dissimuler leur bave et leurs grandes dents sous de belles et trompeuses paroles avant de se mettre à hurler et à mordre.
Jean–Claude GRUMBERG,
septembre 2005, texte liminaire de l’ouvrage


 
Jean-Claude GRUMBERG, auteur
Jean-Claude GRUMBERG, né à Paris en 1939, écrit cette pièce du Petit Chaperon Uf en 2005 pour pouvoir amener aux enfants, par le biais du conte revisité, ce pan traumatisant de l’histoire qu’est la Seconde Guerre mondiale. Lui-même a vécu de plein fouet la période : sa famille est déportée, et il est recueilli et caché avec son frère.

Il exerce plusieurs métiers avant de devenir auteur dramatique, et signe de nombreux textes sur cette période historique, prenant appui sur l’histoire de sa famille : Maman revient pauvre orphelin, Dreyfus (1974), L’Atelier (1979), Zone libre (1990), Mon père. Inventaire (2003) et, tout récemment, La plus précieuse des Marchandises. Un conte (2018).

Il dit du Petit Chaperon Uf que l’histoire s’y arrête au moment où l’Histoire prend le dessus, et ne permet pas d’aller plus loin : il refuse ainsi de faire entrer l’horreur véritable sur scène, et renvoie à un travail à faire dans le prolongement de la pièce.
 

 
Milena MOGICA, metteure en scène
Metteure en scène et comédienne, Milena se forme en études théâtrales à Metz, Lyon et Milan. Elle crée la Cie des Chapechuteurs en 2011, et met en scène Chut, le roi pourrait t’entendre ! ainsi qu’une grande partie des pièces de la compagnie. Elle aime travailler les thématiques du pouvoir et de l’autorité, du langage, de l’engagement.

En tant que comédienne, elle porte notamment le texte de Simius sapiens sapiens à partir de 2016 et collabore en 2018 avec les Messieurs Utopiques pour Mercedes de Thomas BRASCH, mis en scène par Juli Allard-SCHAEFER.

Elle prépare actuellement un changement professionnel l’amenant vers le métier de sage-femme.

 
Maud ROUSSEL, Le chaperon
Formée à l’école d’Art Dramatique de la Scène sur Saône et à l’ENM de Villeurbanne, elle est aujourd’hui comédienne, chanteuse, et danseuse. En 2010, elle fonde sa propre compagnie : Le C.I.D. Collectif InterDisciplinaire, mêlant théâtre, chant et danse.

Elle travaille en tant qu’interprète pour plusieurs compagnies de la région Rhône-Alpes comme la Cie RenArt, Cie Après le Déluge, Cie Thespis. Elle est aussi metteur en scène et formatrice en expression orale au sein de plusieurs structures comme l’EMLyon Business School.

Chaperon rouge et capuchon jaune, elle amène vivacité et enfance dans cette histoire de Uf.

 
Anne VIVRAN, Le loup
Après une maîtrise en Arts du spectacle à Lyon, Anne est tout de suite embarquée dans l’aventure du Théâtre Saint-Martin à Vienne, où elle travaille tout au long de l’année en tant que comédienne, principalement sous la direction de Lucien VARGOZ. Elle y incarne une foule de personnages, parmi lesquels Poil de Carotte, pirates, jeunes filles, femmes du quotidien de la Première Guerre mondiale.

Dans Le Petit Chaperon Uf, elle met sa souplesse d’actrice au service d’un personnage de méchant burlesque, à la fois rusé et stupide, terrifiant et touchant, tissé des paradoxes qui fondent l’humanité.

 
Gabriela ARANGUIZ, conception marionnettes
Comédienne, marionnettiste, metteure en scène, elle se forme à Valparaiso au Chili. Elle découvre l’outil de la marionnette et se tourne vers le théâtre d’image et d’objet.

Arrivée en France en 2009, elle crée à Paris “Le Chili aux mains nues” au Théâtre aux Mains Nues avec la collaboration d’Eloi RECOIN, et “Un Printemps pour le Chili” au Théâtre de Verre. En 2015 elle monte “Le pays de Rien” de Nathalie PAPIN, soutenue par La Ferme Godier et le Théâtre aux Mains Nues. Actuellement elle monte “Alice pour le Moment”, texte de Sylvain LEVEY, avec le soutien de La Ferme Godier et La Générale Nord Est. Son travail croise les pratiques du jeu d’acteur, la marionnette et le mouvement.

 
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