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Quand l'Art nous tend la main | Téa ROBINET

"Dans l'attente d'un jour meilleur..."

Publié le 15 avril 2021 Mis à jour le 15 avril 2021

Sculpture en papier aluminium, feuilles d'or & bronze
 

Atelier d'arts plastiques dirigé par Jean-Baptiste SAVOY | Printemps 2021

Téa ROBINET "Dans l'attente d'un jour meilleur..." "Dans le contexte actuel, les mains tendent à représenter pour beaucoup de personnes une distance et presque une menace. C’est ce côté anxiogène et presque massif que je voulais représenter. C’est pour cela que j’ai décidé d’utiliser du papier aluminium pour « sculpter » mes mains. Ce matériau évoque un côté froid et distant mais aussi brut et lourd. Les mains semblent s’élancer vers le mannequin de couture pour l’agripper. On peut même imaginer ces mains venir engloutir le mannequin comme le ferai un être monstrueux.

L’extension des doigts et la déformation de certaines mains, font penser à une sorte de parasite encré sur son hôte. Le mot parasite me fait penser au lierre grimpant venu couvrir la façade d’une vielle maison. Aussi, j’ai créé mon propre lierre avec des feuilles d’or (et bronze) qui viennent envahir mon œuvre, figée dans le temps. Les mains à la base de mon œuvre viennent enraciner la structure dans le sol et viennent s’emparer de l’espace.

Mais je n’ai pas envie de m’enfermer dans cette vision des mains. Je veux qu’il y ait de l’espoir, un jour meilleur qui viendra remplacer la période incertaine dans laquelle nous évoluons aujourd’hui. C’est pourquoi, une autre interprétation de mon œuvre consiste à voir ces mains en aluminium comme des gants protecteurs qui viendraient soutenir le mannequin, l’aider à tenir debout et le garder à l’abri des menaces extérieures.

Ainsi, tout au long de ce projet, j’ai cherché à modeler la planéité. Un peu comme le ferai un sculpteur, je me suis entraînée à travailler la matière pour finalement transformer une simple feuille d’aluminium en un volume. Je me suis inspirée d’autres cultures, d’autres artistes pour avancer dans mon travail. Par exemple, tout en haut du mannequin se trouvent des sortes de « griffes » en aluminium. Celles-ci sont inspirées de la culture chinoise. En effet, dans le passé, les impératrices chinoises portaient des bijoux sur le bout des doigts qui venaient allonger les doigts, donnant ainsi une apparence effrayante, presque monstrueuse à la main.

Mon travail peut être expliqué de diverses manières : « On dirait une robe du futur », « une attaque de zombies »... Je ne cherche pas à imposer une interprétation. A vous de créer votre propre histoire !"