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Prix de thèse Lyon 3 - Année 2020

Publié le 17 février 2022 Mis à jour le 23 septembre 2022

A l’issue de la Commission Recherche du 09 novembre 2021, il a été décerné 3 prix aux lauréats de la catégorie "Droit" et "SHS". Compte tenu de la période sanitaire, la cérémonie de remise des prix n'a pu malheureusement se dérouler dans les conditions habituelles.

Ce Prix distingue chaque année les docteurs pour leurs travaux, sélectionnés parmi les diplômés de l'année précédente pour leur qualité, leur originalité et leur portée vers le monde socio-économique.
Cette année, l'Université Jean Moulin a choisi de récompenser 3 lauréats : 2 en Droit et 1 en Sciences humaines.

Prix en Droit (2 ex aequo)


Emeline Augier-Francia Emeline AUGIER-FRANCIA pour sa thèse en droit privé intitulée « Les nomenclatures de préjudices en droit de la responsabilité civile » soutenue le 27 novembre 2020 sous la direction de Madame la Professeure Stéphanie PORCHY-SIMON.

Il y a encore une quinzaine d’années, la technique des nomenclatures de préjudices était inconnue du droit de la responsabilité civile. Pourtant, ces instruments peuvent aujourd’hui être considérés comme des éléments essentiels à la construction d’une stratégie indemnitaire rationnelle et harmonisée des atteintes corporelles et des atteintes environnementales. L’ambition de ce travail de recherche réside donc dans la volonté de mener une réflexion sur l’empreinte des nomenclatures de préjudice au sein du droit de la responsabilité civile. Il apparait aujourd’hui nécessaire d’offrir une étude approfondie sur la nature de ces outils, sur leur autorité auprès des acteurs indemnitaires, sur leur efficacité en droit positif, ainsi que sur leurs perspectives d’évolutions.


Photo berthillon Florent BERTHILLON, pour sa thèse en droit privé intitulée « L’ubiquité des biens » soutenue le 18 décembre 2020 sous la direction de Monsieur le Professeur William DROSS.

L’ubiquité désigne la possibilité de reproduire l’œuvre, l’invention ou la marque sur une infinité de supports. Elle fédère les biens intellectuels en même temps qu’elle les distingue de tous les autres biens, perturbant les solutions et les concepts traditionnels d’un droit commun des biens bâti en contemplation des choses corporelles. Parce que ces dernières sont nécessairement localisées dans l’espace et rivales dans leur usage, l’ubiquité apparaît comme l’exacte antithèse du modèle corporel du droit commun des biens. L’étude se propose d’analyser les infléchissements que la théorie générale subit du fait de l’inclusion de cet objet singulier en son sein..


 


Prix en Sciences Humaines et Sociales


Simon Cahanier Simon CAHANIER pour sa thèse en Lettres mention langues, littératures et cultures antiques intitulée « Hispania maxima bellis : Recherches historiques et littéraires sur la mémoire culturelle des guerres de Rome dans la péninsule Ibérique de la fin du IIIe siècle av. J.-C. au début du Ve siècle ap. J.-C » soutenue le 18 décembre 2020 sous la direction de Madame la Professeure Marie LEDENTU et Monsieur le Professeur François CADIOU.

Cette thèse propose une analyse diachronique de la mémoire culturelle antique des guerres romaines menées entre 218 et 16 av. J. C. dans la péninsule Ibérique. Nous l’étudions comme un artefact culturel selon une triple perspective, sociale, politique et littéraire, afin de mettre en évidence les modalités et les enjeux de son élaboration et de sa transmission depuis l’époque de la deuxième guerre punique jusqu’au début de l’ère chrétienne. En adoptant une méthode comparatiste, qui confronte les témoignages littéraires entre eux et avec les supports matériels de la mémoire (numismatique, épigraphie, iconographie), nous proposons d’identifier trois périodes dans l’histoire de cette mémoire.