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La mare de Baro (Guinée) : entre pêche rituelle et devenir post-barrage

Publié le 4 juin 2015 Mis à jour le 5 juin 2015

Luc Ferry, Michel Mietton, Agnes Renard-Toumi, Didier Martin, Mamadou Barry et Nadine Muther . Plaine alluviale du Niger supérieur et mare de Baro (Guinée). Fonctionnement hydrologique, gestion traditionnelle des ressources et perspectives après-barrage. Territoire en Mouvement - TEM, 2015, Gestion alternative de la ressource en eau, 25-26, pp.1-28

Une présentation de la dynamique hydrologique de la mare de Baro (Guinée) et des pratiques traditionnelles piscicole (pêche collective rituelle annuelle) et culturale (riziculture dans la plaine alentour, dans un régime de submersion non contrôlée).

Une élaboration des différents scénarios de crues artificielles devant permettre à l’avenir, au gestionnaire du barrage de Fomi (en amont de Baro), tout à la fois le maintien des pratiques traditionnelles et une économie de l’eau du réservoir.

Un modèle de gestion d’un barrage :
- compatible aux différentes échelles spatiales (nationale et locale), avec des bénéfices macro-économiques classiques qui n’excluent pas la sauvegarde des identités culturelles
- pouvant être - au moins partiellement - repris pour la conservation des dizaines de mares qui s’égrènent le long de la vallée du Niger supérieur.
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Ma mare de BaroLa mare de Baro en Haute Guinée est célèbre pour sa pêche annuelle rituelle, qui regroupe des milliers de personnes venues de tout le pays, voire de pays voisins. Mais ce rassemblement de pêche collective est plus qu’une simple cueillette piscicole, davantage une manifestation forte de l’identité culturelle régionale, placée en outre dans un temps de renouveau, en fin de saison sèche et à l’amorce du retour des pluies (début mai). Le maintien de cette pratique, dans la perspective de construction du grand barrage de Fomi, suppose toutefois que l’on puisse fixer les modalités de « réempoissonnement » annuel de la mare par le chenal naturel qui la relie à la rivière Niandan, dont le débit sera immanquablement perturbé par l’ouvrage. Le fonctionnement hydrologique de la mare a donc été établi et les processus de son alimentation sont désormais cernés. De même, les relations strictes entre les conditions de la submersion et les pratiques rizicoles (variétés utilisées : longueur du cycle, photosensibilité) ont été mises en évidence. Différents scénarios de crues artificielles ont été établis permettant d’envisager concomitamment le maintien de ces pratiques traditionnelles et une économie de l’eau pour le gestionnaire du réservoir.

Idées « pour en savoir plus » :
Lire : Luc Ferry & Michel Mietton. Chemins et territoires de l'eau dans les pays de la ceinture tropicale. Ressources et patrimoines. Dynamiques Environnementales. Journal des Géosciences et de l’Environnement. n°32. Presses Universitaires de Bordeaux. 219 p, 2014

Voir : Hem S., 2002. La mare de Baro, Film IRD

Référence HAL SHS : hal-01140457v1


Contact : Michel MIETTON - michel.mietton@univ-lyon3.fr
Equipe de recherche : CRGA Université Lyon 3 (UMR 5600 - Environnement, Ville, Société)

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