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Gynéglyphes | Exposition par Danielle STÉPHANE, artiste plasticienne

Publié le 31 août 2021 Mis à jour le 2 septembre 2021
Gynéglyphes © Danielle STEPHANE
Gynéglyphes © Danielle STEPHANE

Croix-roussienne d'adoption, l'artiste peint, dessine, modèle des œuvres plastiques et visuelles dans la fantaisie la plus rocambolesque, comme ces lingeries féminines et leur détournement tout en couleurs !

En écho à cette exposition, venez découvrir son ouvrage Innommée.


 
Je fais subir à ma toile ce que je fais subir à ma peau : caresses, frottements, grattages… et mon désir de voiler, dévoiler… aller plus loin, découvrir ce qu'il y a derrière, dessous… fouiller, retrouver la mémoire… ma mémoire.


Exposition en partenariat avec La Source-Annonay

L’œuvre de Danielle STÉPHANE s’est inscrite dans la démarche de médiation sociale et culturelle de La Source-Annonay, au travers d'une résidence d’artiste auprès de personnes âgées et d'enfants en bas âge entre 2018 et 2019 et de créations données ou réalisées au profit de l’association, dont notamment Ninfae (Robes, Gynéglyphes…).



 
Accès à l'exposition libre pour les
étudiants & personnels de Lyon 3

 
 
Gynéglyphes © Danielle STEPHANE

 
 
Les dieux résident où se trouvent leurs simulacres
et ça fait bien rire Dieu qui est peut-être une femme.


 
Danielle STÉPHANE, artiste plasticienne, poétesse
Danielle STÉPHANE vit et travaille à Lyon. Après des études universitaires d’arts plastiques à Paris et un travail en atelier avec Pierre PELLOUX puis d’autres artistes, elle s’est engagée en solitaire sur le chemin de la création artistique, prioritaire mais parallèle à un travail d’enseignement artistique et d’art-thérapie.

Elle peint et écrit depuis son enfance. Quelques-uns de ses textes ont été publiés. Son travail plastique, en évolution constante, tantôt figuratif tantôt abstrait, est allé jusqu’au volume avec ses Gynéglyphes, Morceaux de corps, Ninfae (Robes), Archives Familiales, Fétiches, Momies… dans un hommage-détournement de la tradition picturale. Pour elle, l’art est affaire de corps et les supports du peint, du sculpté, du gravé, de l’écrit sont des substituts de la peau.

Son désir d’aller au plus simple l’a menée au travail en noir et blanc, d’abord avec un pinceau sur ses robes durcies, puis avec des stylos à encre de chine sur des feuilles de papier. Son écriture est marquée par sa fascination pour la technique de gravure dite « manière noire » qui nécessite la lenteur de l’élaboration et provoque des noirs d’une grande délicatesse.

Ses admirations vont à Seurat, Odilon Redon, Gustave Doré mais tout en désirant s’inscrire dans l’histoire de l’art elle joue avec la singularité et l’enfance. Pour elle, la réalité est un tremplin pour le rêve, ou l’inverse.

Le corps (les plis du corps et/ou du tissu-peau) est à l’œuvre dans sa démarche - qu’il soit représenté ou non -. Tant par ses Gynéglyphes (pièces de lingerie féminine durcies et peintes), ses Morceaux de corps (moulages de morceaux de son corps), ses Ninfae (robes, vêtements durcis et peints), que par ses dessins anciens (drapés) et actuels, plus narratifs, où la réalité joue avec l’onirique. Écrire et dessiner sont pour elle « tatouer la peau du monde ».

Le dessin a toujours été présent chez elle : elle dit avoir besoin du geste d’écrire, donc de dessiner. Depuis qu’il est devenu sa technique privilégiée, elle le pratique au fil de thèmes qu’elle choisit en fonction de ses intérêts : « Variations Lola » autour de Lola MONTÈS, « Divas divines » autour de divas d’opéras (elle fut fascinée, enfant, par les héroïnes lyriques). Actuellement elle s’autorise un « Cabinet de joyeusités » où elle illustre des pensées qui l’animent, des situations qui l’amusent ou la révoltent… sans craindre la dérision.

 
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