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Exposition | La Montagne refuge : accueil, sauvetage et résistances (1939-1945)

Publié le 16 février 2022 Mis à jour le 28 mars 2022

Explorez l'histoire de la « Montagne-Refuge », entre Haute-Loire et Ardèche, autour du Chambon-sur-Lignon ! Pourquoi et comment ses habitants se sont engagés dans la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Par le Lieu de mémoire au Chambon-sur-Lignon

Dans le cadre de la Semaine d'action et d'éducation
contre le racisme et l'antisémitisme


Avec le soutien de la LICRA Aura

© Fonds August Bohny & Cimade

- Et si on vous avait demandé qui était juif dans votre école, vous l’auriez dit ?
- Non puisqu’on me l’a demandé et que j’ai répondu « néant ». […] Ça s’est passé tout simplement, sans complication. On s’est pas demandé pourquoi on faisait ça. Parce que c’est humain… Voilà… Quelque chose comme ça. C’est tout ce que je peux vous dire.

Roger Darcissac Directeur d’école, « Juste parmi les Nations » en 1988

La « Montagne-Refuge », appelée aujourd’hui le Plateau, est un territoire situé entre Haute-Loire et Ardèche, autour du Chambon-sur-Lignon. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ses habitants se sont engagés en résistances, notamment en accueillant et en aidant les persécutés. Aujourd’hui, cette histoire singulière est reconnue notamment par un diplôme d’honneur de l’État d’Israël (titre de « Juste parmi les nations »).

Pourquoi et comment des habitants du Plateau se sont engagés ainsi pendant la Seconde Guerre mondiale ?

L’exposition présente l’accueil des réfugiés, le sauvetage des juifs et les résistances par les habitants du plateau autour du Chambon-sur-Lignon pendant la Seconde Guerre Mondiale.

 

UN PEU DE GÉOGRAPHIE

Le Plateau est un espace de moyenne montagne (1000m d’altitude) avec un climat rude, marqué par des hivers longs et enneigés.

L’habitat y est très dispersé, composé principalement de fermes isolées et de quelques bourgs plus importants. Au début du XXe siècle, l’économie est essentiellement tournée vers une petite agriculture traditionnelle. Ce territoire est éloigné des grandes villes.

En 1902, l’arrivée du train permet de rompre un peu l’isolement. Cette géographie explique en partie que le Plateau soit devenu une zone de refuge.

© Fonds Darcissac

QUI A MENÉ LE PROJET ?

Exposition réalisée par Floriane Barbier et Laurence Fillère-Vialleton, Service éducatif du Lieu de Mémoire

Partenaires : Exposition réalisée grâce au soutien de l’Association pour la Mémoire des Enfants Cachés et des Justes, la Fondation Excelvy, la Commune du Chambon-sur-Lignon, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le Département de la Haute-Loire, le Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse
 

LE LIEU DE MÉMOIRE

Afin de répondre aux attentes du public qui venait nombreux pour découvrir l’histoire du Plateau pendant la guerre, la Commune de Chambon-sur-Lignon a souhaité créer un lieu à la fois de mémoire, d’histoire et d’éducation. Pour rester à l’échelle du territoire, il a été choisi de rénover l’ancien foyer de ski de fond ainsi que l’extrémité inoccupée de l’école primaire. Mitoyen de l’école et en face du temple, le Lieu de Mémoire s’inscrit dans un site historique et symbolique, au cœur du village.

©Lieu de Mémoire au Chambon-sur-Lignon Pour relier les deux bâtiments, l’architecte David Fargette a imaginé une verrière. Elle éclaire les espaces et assure la visibilité du Lieu dans le village. La scénographie a été pensée par l’Atelier des Charrons. Elle propose différents moyens de médiation : films, panneaux, écrans tactiles, diaporamas… Ainsi, la visite est adaptée aux attentes des différents publics.

Pour concevoir le parcours historique, la Commune a fait appel à un Comité scientifique constitué de spécialistes. Elle a aussi travaillé en lien avec des érudits, historiens et associations du territoire. Les recherches menées pour mettre en place la muséographie ont conduit à la constitution d’un fond documentaire important, largement inédit. De 2010 à 2013, il a donc fallu trois ans pour que le Lieu de Mémoire ouvre ses portes aux visiteurs. Le temps nécessaire pour travailler au financement, aux recherches historiques, à la conception architecturale et scénographique et, bien sûr, pour mener les travaux…

► En savoir plus

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