• Recherche,

CZYCHON Christoph

Regional and Global Multinationals: An Examination of Theory and Empirical Evidence from European MNEs

Publié le 19 octobre 2020 Mis à jour le 24 février 2021

Thèse en cotutelle en Sciences de Gestion, soutenue le 9 octobre 2020.

Les entreprises multinationales (EMN) sont les principaux moteurs des activités de commerce et d’investissement mondiales en raison de leur capacité à encourager les interdépendances (économiques) entre les marchés nationaux et régionaux. La communauté internationale en sciences de gestion a ainsi fourni un effort substantiel pour développer des cadres théoriques qui expliquent le raisonnement et évaluent le statut et les progrès de l’internationalité/ regionalité des EMN. Ce faisant, des recherches antérieures, par exemple Rugman and Verbeke (2004) ou Rosa et al. (2020), proposent que le concept de globalisation au niveau de l’entreprise, au sens de répartition géographique équilibrée des revenus à travers la triade, est vide de sens et est un cas particulier mais pas général.
Le présent travail examine la littérature existante dans ce domaine de recherche spécifique et s’appuie sur des données longitudinales des EMN européennes pour une évaluation empirique. L’ensemble de la littérature définissant et conceptualisant les différents types de firmes (internationales) est ainsi passé en revue et analysé tout en étudiant plus de 100 travaux évalués par des pairs et monographiques. En outre, il est évalué comment la régionalité et la globalité des EMN sont opérationnalisées et mesurées. De même, un examen et une analyse détaillés des recherches prenant en compte les systèmes de classification des EMN et contribuant au débat régional et global sont proposés. Sur la base de 253 échantillons de données, il est ainsi démontré que 85.0%, soit 28,575 des 33,632 entreprises, sont classées comme EMN régionales. En conséquence, des recherches antérieures indiquent que ces EMN sont – malgré leurs interdépendances – essentiellement régionales.
Par ailleurs, le présent travail contribue au débat existant sur les EMN régionales et globales sur la base de l’analyse des données longitudinales des EMN européennes. En utilisant les données sur les revenus et des employés, les EMN répertoriées dans le CAC40 et DAX30 sont en forte augmentation dans l’orientation interrégionale tout au long de la période 2005-2015. En conséquence et avec la disparition de l’orientation vers la région d’origine, la part des EMN orientées vers la région d’origine diminue de 32.8%, passant de 81.3% en 2005 à 48.4% en 2015. L’examen des données suggère que la croissance vers l’interrégionalité est progrès-sive, tandis que les cases sélectionnées illustrent que le développement est également complété par de grandes étapes. Ainsi, ces apports contrastent avec les travaux précédent, le présent travail offre alors une perspective complète et actualisée des EMN régionales et globales.


Mots-clés : Globalisation, régionalisation, orientation vers la région d’origine, Europe, entreprises multinationales, global, régional, France, Allemagne.

Multinational enterprises (MNEs) act as the key drivers of world trade and investment activities due to their ability to facilitate (economic) interdependencies across national and regional markets. The international business and management research community has thereby shown a substantial effort to develop theoretical frameworks that explain the reasoning for and assess the status and progress of MNE internationality/regionality. In doing so, previous research, as original as by Rugman and Verbeke (2004a) and as recent as by Rosa et al. (2020), renders the concept of firm-level globalization, in terms of a balanced geographic distribution of sales across the triad, as meaningless and a special but not the general case.
For the generation of a holistic view, the present work examines the existing literature from this specific research field and considers longitudinal data from European MNEs for an empirical assessment. The body of literature defining and conceptualizing the different kinds of (international) firms is thus reviewed and analyzed while accessing more than 100 excerpts from peer-reviewed and monographic works. In addition, it is assessed how MNE regionality and globality are operationalized and measured. Likewise, a detailed review and analysis of the research that considers MNE classification systems and contributes to the regional and global debate is provided. Based on 253 data samples, it is thereby shown that 85.0% or 28,575 of the 33,632 firms are classified as home region-oriented MNEs. In consequence, prior research indicates that these MNEs are – despite their interdependencies – dominantly (home-) regional.
In extension, the present work contributes to the existing debate on regional and global MNEs based on the analysis of longitudinal data from European MNEs. Using sales and employee data, MNEs listed in CAC40 and DAX30 are substantially increasing in interregional orientation throughout the 2005-2015 period. In consequence and with home-region orientation fading, the stake of home region-oriented MNEs decreases by 32.8% from 81.3% in 2005 to 48.4% in 2015. The additional data review suggests that growth into interregional orientation is incremental while selected cases exemplify that the development is not only gradual but also complemented by big steps, such as connected with foreign M&A activities. While these insights are in contrast with the original narrative, the present work provides a comprehensive and updated perspective on regional and global MNEs.

Keywords : Globalization, regionalization, home-region orientation, Europe, multinational enterprises, global, regional, France, Germany.

Directeur(trice) de thèse : Ulrike MAYRHOFER

Membres du jury :
- Mme Ulrike MAYRHOFER, Directrice de thèse, Professeure des universités, Université côte d’Azur,
- M. Johann ENGELHARD, co-directeur de thèse, Professeur, Otto-Friedrich-Universität Bamberg, Allemagne,
- M. Jacques JAUSSAUD, Rapporteur, Professeur des universités, Université de Pau et des pays de l’Adour,
- M. Joachim WOLF, Rapporteur, Professeur, Christian-Albrechts-Universität zu Kiel, Allemagne,
- M. Alain ROGER, Professeur émérite, Université Jean Moulin Lyon 3,
- M. Björn IVENS, Professeur, Otto-Friedrich-Universität Bamberg, Allemagne.

Président(e) du jury : Björn IVENS