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JIALIN Li

L'épigramme et la lettre, d’Ausone à Ennode de Pavie : étude stylistique, littéraire et historique d’une contiguïté générique dans l’Antiquité tardive.

Publié le 17 juin 2019 Mis à jour le 17 juin 2019

Thèse en Etudes transculturelles, soutenue le 14 juin 2019.

Le dragon est le symbole national de la Chine et le coq de la France. Le dragon est un animal imaginé, le coq un animal réel. Ils diffèrent d’autres symboles nationaux comme l’aigle germanique dont l’image évoque d’emblée la force et l’autorité. Pourquoi les deux ont pu servir de façon stable de symbole national : quelles caractéristiques ont-ils ? quelles conditions ont-ils remplies dans l’Histoire pour acquérir ce statut ? On essaye de répondre à ces questions en trois parties. La Partie I étudie la présence des deux symboles dans des domaines de la vie courante. On trouve que cette présence produit une familiarité qui permet à tous les groupes sociaux d’identifier leur apparition. La Partie II concerne l’iconographie et l’esthétique. Leurs évolutions morphologiques révèlent une combinaison d’humain-animal. On découvre ainsi que les deux symboles présentent des schèmes communs : la force, le privilège, le pouvoir, etc. Cette image est néanmoins obtenue de façon différente : le dragon de face est lié à l’empereur et le coq à une image de chevalier et de héros. La Partie III aborde la littérature à travers l’étude de la nomination et du rôle. L’étude sur la nomination révèle que leurs nom et appellation confirment les schèmes déjà identifiés de leader, d’empereur et d’élite, permettant au dragon ou au coq, de manifester l’autorité d’empereur (roi), de héros civilisateur ou d’ancêtre mythique. Ces similitudes rapprochent leur image du symbole national. A côté de ces aspects homogènes, se dessine une hétérogénéité dans la construction de l’image des deux symboles sur la personnalité idéale : l’empereur pour les Chinois et le héros pour les Français.

The dragon is the national symbol of China and the rooster is of France. The dragon is an imagined animal; the rooster is a real. They are different from other symbols such as Germanic eagle who evokes strength and authority at the first sight. Why the dragon and the rooster could have been served as a country’s symbol: what characteristics do they have? what conditions have they fulfilled in the history to win this place? We try to answer the questions with three parts. The part I studies the two symbols’ presence in daily life. We find that a frequent presence produces a familiarity that allows all social communities to identify the appearance. The part II is on the iconography and aesthetics. The morphological evolutions of the two symbols reveal that their image combines the human and the animal. We discover that the two symbols present common schemas: strength, privilege, power, etc. Nevertheless, their image is obtained in a different way. The frontal dragon is in connection with the emperor, the rooster with an image of knight and hero. The part III focuses on the literature, discusses the nomination and the role. The study on the nomination reveals that the two animals’ name and appellation confirm the identified schemas of leader, emperor and elite, which allow the literary character, dragon or rooster, to manifest their authority of emperor (king), civilizing hero or mythical ancestor. These similarities bring their image closer to the national symbol. Besides the homogeneous aspects, we find a heterogeneity in the construction of the two symbols’ image on the ideal personality of the two countries: the emperor for the Chinese and the hero for the Frenchmen.

Mots-clés : imaginaire, symbolique, symbole national, dragon chinois, coq français, comparaison, transculture, histoire.

Keywords : imaginary, symbolic, national symbol, Chinese dragon, French rooster, comparison, trans-culture, history.


Directeur(trice) de thèse : Pierre SERVET

Membres du jury :
- M. Pierre SERVET, Professeur des universités, Université jean Moulin Lyon 3,
- M. Florent VILLARD, Professeur des universités, IEP Rennes,
- Mme Siyan JIN, Professeure des universités, Université d’Artois Arras,
- Madame Vanessa FRANGVILLE, Professeure des universités, Université de Bruxelles Belgique,
- Mme Isabelle GARNIER, Maitre de conférences habilitée à diriger des recherches, Université Jean Moulin Lyon 3.



Président(e) du jury : Vanessa FRANGVILLE