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Projet ANR GUARDINT

Contrôle des services de renseignement : surveiller ceux qui nous surveillent

Publié le 1 février 2021 Mis à jour le 3 février 2021
GUARDINT
GUARDINT vise à combler le fossé entre les pratiques de surveillance de plus en plus transnationales et les mécanismes de contrôle nationaux. En raison de l'expansion des réseaux de renseignement et de la collecte et du partage de données numériques, les moyens traditionnels de comprendre et de pratiquer le contrôle des services de renseignement sont devenus dépassés et inefficaces. Pourtant, un contrôle solide des services de renseignement est essentiel pour la légitimité de la sécurité moderne et la confiance du public dans celle-ci.
GUARDINT élabore des outils empiriques et conceptuels pour mettre en lumière les limites et le potentiel des mécanismes de contrôle. Il théorise la surveillance des services de renseignement par le biais d'une approche de sociologie politique internationale (SPI) afin de comprendre les pratiques concrètes et les rôles formels et informels de la surveillance.

En utilisant l'approche IPS (Individual Placement and Support / placement et soutien individuels), le projet examine la surveillance du renseignement de trois manières : en tant que mécanisme démocratique, en tant que réseaux socio-techniques et en tant que pratique transnationale émergente. Ensuite, il compare l'efficacité et la légitimité des organes de surveillance dans différents pays européens. Troisièmement, il examine les possibilités et les défis pour les organes de contrôle d'opérer à une échelle transnationale. Ce faisant, le projet générera des outils et des plateformes pour promouvoir la collaboration transnationale.
Globalement, GUARDINT cherche à revitaliser notre imaginaire démocratique et à renforcer les connexions transnationales en proposant des solutions créatives pour un contrôle démocratique efficace de la coopération transnationale en matière de renseignement au sein et au-delà de l'UE.


Coordinateur du projet : Monsieur Didier BIGO (FNSP : Fondation nationale des sciences politiques)

Partenaires du projet : Durée du projet : 36 mois 
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