Les mots de la Grande Guerre

Publié le 18 janvier 2019 Mis à jour le 7 février 2019
La Faculté de Droit dans la Grande Guerre - visuel de l'affiche de l'exposition
La Faculté de Droit dans la Grande Guerre - visuel de l'affiche de l'exposition

Carnets de route, correspondances, poésie, littérature de guerre… Redécouvrez la réalité du conflit telle que les témoignages inédits, fulgurants et poignants des étudiants-soldats et la correspondance de leurs proches la donnent à voir et à ressentir.


Paul LINTIER
[legende-image]1290696778365[/legende-image]Originaire de Mayenne où il est né le 13 mai 1893, Paul LINTIER était venu faire ses études à Lyon sous la direction de son oncle, le professeur Édouard LAMBERT. S’il fut un bon étudiant en droit, le jeune homme était surtout attiré par la littérature à laquelle il souhaitait se consacrer. Licencié en droit depuis 1913, il accomplissait son service militaire au commencement du conflit. Il a servi dans l’artillerie de campagne et a été tué en Lorraine le 15 mars 1916.

Son expérience de guerre lui a inspiré deux ouvrages remarquables, Ma Pièce et Le Tube 1233. Le quatrième croque mort est une nouvelle non publiée, dont le manuscrit a été versé dans le fonds d’archives qui lui est consacré aux Archives Municipales de Lyon.


Paul LINTIER, Extrait du manuscrit du Tube 1233 (5 janvier 1916)


Paul LINTIER, Extrait du manuscrit du Tube 1233 (15 janvier 1916)




Marthe LINTIER
Mère de Paul LINTIER et sœur du professeur Édouard LAMBERT, Marthe LINTIER avait perdu son mari, maire de Mayenne, en 1910. La guerre lui a pris son fils, Paul, en 1916, la laissant en charge de sa propre mère et de sa fille, Marcelle.

Marthe LINTIER, Lettre à son frère Édouard (7 mai 1916)




Jean FONTAINE[legende-image]1290696778368[/legende-image]
Jean FONTAINE, dit Fontaine-Vive, était originaire d’Annecy où il était né le 5 janvier 1895.

Mobilisé en décembre 1914, le jeune homme avait réussi à décrocher son baccalauréat en droit en mars 1915, juste avant de partir pour le front où il a servi dans l’infanterie.

Les poèmes de ce protestant fervent, tué au cours de la bataille du Chemin des Dames en 1917, ont été publiés en deux volumes : Jeunesse ardente et Fleurs printanières.


Jean FONTAINE, "En souvenir de la patrouille du Violu" (4 octobre 1916)


 

Eugène PIC
Né à Lyon en 1895, Eugène PIC était le fil aîné du professeur de droit lyonnais Paul PIC. Il était bachelier en droit et licencié es lettres au commencement du conflit. Sous-lieutenant au 75e régiment d’infanterie, il a été tué le 23 mars 1917 dans l’Aisne. De son carnet de route, deux livres ont été tirés : Figures et Choses du Front, et Dans la tranchée, Des Vosges en Picardie

Eugène PIC, Extraits de Dans la tranchée, des Vosges en Picardie

« Le champ de mort de Saint-Pierremont »


« Le poilu »


« Dans la fumée de mon poêle »


« La boue des tranchées »