Le e-learning

Publié le 22 octobre 2008 Mis à jour le 2 juillet 2009
A quand remontent les débuts du e-learning ? Yann Bergheaud : Dans notre Faculté de Droit, la plateforme pédagogique "Université de Droit Virtuelle" a été lancée il y a 7 ans ; les trois universités de Lyon sont très actives, je ne sais pas si on peut en dire autant pour les autres universités de province et même pour Paris ; ici, on a vraiment la chance de disposer d'une large carte de services numériques. Le e-learning ne va-t-il pas conduire à vider les amphis ? Non, je ne crois pas. Au début, on pensait que l'on aurait du e-learning totalement dématérialisé avec des enseignants en ligne qui allaient gérer à distance des centaines d'étudiants ; aujourd'hui, on se rend compte des vertus du contact direct entre l'étudiant et l'enseignant ; on parle de "blended e-learning", on mixe le présentiel avec les outils du e-learning. Par exemple, un enseignant communique les besoins matériels de son cours en amont (documents à lire...) un peu à l'américaine, et, en cours, les étudiants approfondissent certaines notions. A la Fac de Droit, on ne voit pas baisser les effectifs. Que peut-on imaginer comme outils de travail pour un étudiant dans 10 ans ? Je pense qu'il y aura une convergence des media avec le téléphone portable ; aujourd'hui, il y a une inégalité entre les étudiants qui ont un ordinateur portable et ceux qui n'en ont pas ; mais tout le monde a un téléphone portable. On n'aura pas un enseignement par SMS, mais il y aura certainement un seul outil pour accéder à la plateforme pédagogique, pour recevoir des informations comme une annulation de cours. Ces outils permettront d'atteindre de nouveaux publics qui ne peuvent pas être à l'université pour des raisons diverses (travail en plus des études, handicap...). On va arriver dans une société du savoir qui touchera de plus en plus de monde.