« En quatre ans et demi, notre Université s’est profondément transformée… »

Publié le 9 février 2012 Mis à jour le 9 février 2012
Après quatre ans et demi de travail, l’équipe mise en place en septembre 2007 achève son mandat. Sa composition a évolué au fil des ans, mais elle est restée fidèle à ses principes et à ses méthodes. Surtout, son projet, inscrit dans le plan stratégique élaboré au lendemain du renouvellement des conseils en janvier 2008, n’a pas changé, même s’il a fallu l’adapter aux réalités nouvelles.

Le travail réalisé a été considérable, de la mise en place de la loi sur l’autonomie des Universités au Grand emprunt, en passant par la construction du PRES Université de Lyon, le plan Campus et les contrats avec l’État ou la Région. En quatre ans et demi, notre Université s’est profondément transformée. Certes, toutes les Universités ont connu de grands changements, à la suite de la loi LRU. Mais dans le cas de l’Université Jean Moulin, la tâche était colossale, compte tenu des handicaps structurels liés à sa sous dotation et aux retards accumulés.

Les grands paris ont été tenus :

1. L’image de l’Université a été restaurée. Il est inutile de revenir sur des temps qui paraissent aujourd’hui bien lointains. Disons simplement que notre Université a retrouvé sa dignité et de ce fait sa place au sein de la communauté. Mais la plus grande vigilance reste nécessaire.

2. Le passage à l’autonomie a été réussi. Et pourtant, rien n’était évident ! L’audit interne commandé en début de mandat comme la mission de l’IGAENR avaient souligné les carences de l’Université, notamment dans le domaine des systèmes d’information et de la GRH ; plus généralement, ils s’inquiétaient de l’archaïsme de nos procédures et de nos méthodes de travail. Grâce à la mobilisation de tous, le pari a été gagné.

3. La gouvernance de l’Université a été rénovée. Au-delà des aspects techniques, ce sont les pratiques qui ont été changées en profondeur : même si tout peut toujours être amélioré pour plus de dialogue et de transparence, notre Université bénéficie aujourd’hui d’un fonctionnement véritablement démocratique, à travers ses conseils, ses assemblées générales, ses différentes instances de réflexion et de concertation, ses groupes de travail et commissions. Le dialogue social a été rénové, ou, plutôt, inventé. Les relations entre composantes et Université ont été refondées dans le cadre de contrats d’objectifs et de moyens.

4. La formation et la recherche ont été reconstruites. L’offre de formation a été revue en profondeur (même si des progrès restent encore à faire) dans le cadre du nouveau contrat quinquennal, en lien avec nos partenaires du PRES Université de Lyon. Cette offre s’inscrit dans une politique fondée sur l’égalité des chances et l’insertion professionnelle. Une véritable politique de recherche a été construite, qui passait par le renforcement du service de la recherche, la mise en place de nouvelles aides au service des chercheurs, la restructuration des équipes de recherche dans le cadre du nouveau contrat quinquennal, l’inscription de nos projets dans une politique de site et le développement international de notre recherche. Les premiers résultats sont apparus avec le Grand emprunt : notre Université a pris toute sa place dans les grands projets de Labex, d’Equipex et d’Idex.

5. L’Université s’est ouverte sur son environnement local, national et international. En particulier, elle s’est affirmée comme un partenaire incontournable du PRES Université de Lyon, notamment dans le cadre du projet Idex, sans renier pour autant son identité, ses principes et ses valeurs. Elle a renforcé ses liens avec le monde socio-économique local, inscrit parmi ses priorités la professionnalisation de ses formations et l’insertion professionnelle de ses étudiants, multiplié les grands projets innovants en direction de ses partenaires professionnels, notamment le projet Montluc et le projet Ruche. Au plan international, l’Université a poursuivi sa politique de développement, recentrée sur quatre zones prioritaires (Extrême-Orient, Asie, Amérique latine, Proche et Moyen Orient). A côté des traditionnels échanges d’étudiants et diplômes délocalisés, elle a construit une politique de coopération dans le domaine de la recherche, avec, en particulier, le développement des échanges d’enseignants chercheurs et l’élaboration de projets de recherche internationaux.

Nous avons conscience que si beaucoup a été fait, nombre de choses auraient pu être mieux faites, ou plus vite ; certains dossiers sont encore à terminer et de nouveaux chantiers s’ouvrent chaque jour. En toute hypothèse, rien n’aurait pu être fait sans la mobilisation de tous les personnels et de tous nos partenaires. A tous ceux qui ont contribué au renouveau de notre Université, je tiens à adresser, au nom de toute l’équipe présidentielle, l’expression de ma plus sincère reconnaissance.

L’Université est maintenant en ordre de marche, prête à jouer pleinement son rôle au plan local, dans les mutations qui s’annoncent, mais aussi au plan national et international. Elle a su répondre aux grands défis d’hier. Je suis certain qu’elle saura répondre aux grands défis de demain.

Au nom de toute l’équipe que j’ai eu l’honneur de diriger, je souhaite à notre Université et à chacun d’entre vous, mes meilleurs vœux pour les quatre ans à venir !