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Danse | Le regard

Publié le 27 mars 2019 Mis à jour le 28 mars 2019
Danseurs ©David VENIER - Université Jean Moulin Lyon 3
Danseurs ©David VENIER - Université Jean Moulin Lyon 3

Jazz cabaret, hip hop, danse classique et contemporaine se mêleront sous vos yeux, écrivant à plusieurs corps un message de tolérance, respect et bienveillance.


Par les étudiants danseurs de Lyon 3

Chorégraphie : Sonia BADIN, Sophie KRATCHKOVSKY, Anthony LACROIX, Nacim MOKHTAR & Anne-Lise POISSON


« Fais selon ton idée et sans les écouter »

Venez entendre l’histoire d’un homme avisé dont le fils craignait le jugement des gens, d’un homme qui apprend à son fils à ne pas subir le regard des autres. Mais c’est aussi l’histoire de danseurs qui transforment les mots d’un conte en mouvements du corps.

Devenus spectateurs et conteurs, ils osent, se laissent aller, nous entraînent dans leurs danses frénétiques, maîtrisées, délicates ou endiablées, mêlant jazz cabaret, hip hop, danse classique et contemporaine.


Infos & réservationssonia.badin@univ-lyon3.fr (billetterie : 5€)

 

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Un homme avisé avait un fils qui craignait le jugement des gens.

Il lui dit : « Demain nous irons ensemble au marché. »
Ils partirent, lui sur le dos de l’âne et son fils à côté. Les gens s’écrièrent : « Avez-vous vu cet homme sans pitié qui voyage à dos d’âne quand son fils est à pied ! »

Le lendemain, ils firent le contraire. Ils entendirent alors ce commentaire : « Que cet enfant est mal élevé : tandis qu’il est assis, il fait marcher son père ! »

Le troisième jour, ils marchèrent tous les deux, en tirant l’âne derrière eux. « Comme ils sont stupides, dirent les gens, de ne pas utiliser leur monture ! »

La fois suivante, ils enfourchèrent l’âne et les gens indignés plaignirent la pauvre bête de la charge qu’elle avait à subir.

Quand enfin ils arrivèrent au village, portant l’âne sur leur dos, on s’écria : « Dieu qu’ils sont sots de porter l’âne au lieu de se faire porter ! »

« Tu vois, conclut le père, comme les gens sont stupides ! Fais selon ton idée et sans les écouter. »