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Atelier pluridisciplinaire | "Je me suis fondu dans la Grande Histoire"

Publié le 6 juillet 2021 Mis à jour le 14 octobre 2021
Direction : Catherine URSIN, artiste plasticienne, poétesse, performeuse
en résidence d'artiste à Lyon 3

En collaboration avec Guy DALLEVET LOREN, artistes plasticiens

 
>> NOUVEAUTÉ 2021-22 <<
 

Atelier transdisciplinaire et collectif de création plastique (toutes techniques confondues) et d’écriture poétique croisant la musique, le chant et le geste.


Fabrique d’observation du soi, de l’autre et du commun. Visions sur le monde extérieur se confrontant à l’intime, de son for intérieur vers l’universel, aller-retours en interaction et en mouvements incessants au travers de masques, dans le sens africain du terme, c’est à dire qui se composent du visage, du masque, du costume avec tous ses accessoires et du porteur lui-même. Pour ensemble faire œuvre commune dans une performance dansée.


Catherine Ursin
 

[...] notre art à nous tend à la plus exacte représentation sensuelle de la réalité, à l’intuition créatrice, au caractère, à la puissance expressive. Cet art ne recule pas devant la difformité, le choquant, le contraste violent, devant l’antithèse en tant que moyen d’émotion et d’investigation esthétique [...]

Jacques Stéphen Alexis
écrivain, homme politique et médecin haïtien

 

Atelier dans le cadre de la 9ème Biennale Hors Normes de Lyon
En collaboration avec la Cie CHATHA, en résidence d'artistes à Lyon 3


 

Catherine URSIN | artiste plasticienne, poétesse, performeuse

En résidence d'artiste à Lyon 3

Catherine URSIN Catherine URSIN développe des pratiques multiples et engagées en situant le « corps » au cœur de son œuvre. Le « corps » est dessiné, sculpté, photographié, sexué, violenté, torturé, toujours percutant et brutal. Il apparaît comme une liaison entre passé et futur, un instant suspendu entre rupestre et sidéral. De la gestuelle picturale au sol jusqu’à l’expérience de la performance, le « corps » demeure en mouvement perpétuel.



Catherine URSIN L'artiste traverse les techniques dans un rythme effréné, ne conservant que la puissance du rouge et la profondeur du noir. Les frontières se brisent et l’espace est investi. Elle y déploie ses formes humaines hybrides, relie les contraires, concilie les antinomies et les oxymores. Entre cruauté et bienveillance, elle puise l’énergie dans les échanges et convie des complices de jeu à une catharsis performée comme une tentative de guérison.
 

Peintre, sculptrice, performeuse, elle pense que l’art peut réparer l’entropie du monde. Une réponse à la violence qui transperce les chairs et les âmes. Contre l’immolation, la parole du poète. Rallier les vivants, honorer les morts. Le travail de Catherine URSIN tient de la refondation. Une entreprise qui ne dit pas son nom. L’œuvre fascine dans un double mouvement d’attraction et d’effroi. Vrai théâtre de cruauté. Finesse de la ligne, découpe des corps écartelés par la torture, puissance du travail des rouges, plaies ouvertes. Profondeur des noirs de chairs brûlées… Derniers massacres avant la fin du monde.

Marie GIRAULT
« Catherine Ursin - Le corps monde »
Extrait Artension N°14

Catherine URSIN

 

Guy DALLEVET | artiste plasticien

« Comme si les valises du passé n’étaient pas assez lourdes pour un artiste il lui faut replonger dedans.

Au départ, ce fut une histoire de traits. Le trait qui croque aussi bien l’intérieur que l’extérieur. Puis à 18 ans la couleur revint après une longue absence depuis la maternelle.

Non content du résultat, je suivais des cours le soir aux Beaux-arts. Le professeur arrivait de l’hôpital psychiatrique avec un paquet de feuilles qu’il me donnait à voir en me montrant le modèle vivant, c’est ça ! Je me débattais avec mon pinceau et à ce jour je compris que ce n’était pas ce que je tentais de reproduire qui était important mais que la justesse venait d’ailleurs.

Je quittais ce cursus et poursuivis mes recherches avec un artiste au passé de cantonnier pendant de très nombreuses années avant de m’autoriser à m’exposer au regard du public. Les rencontres se faisant je travaillais le volume, puis les sculptures de feu. Avec le temps et mon désir de partager, d’échanger je poursuivais en parallèle de mon travail personnel des interventions courtes ou longues avec des personnes en difficulté ou pas mais toujours animées par le désir de faire ensemble. »

G. D.

Ce trajet se ponctue de quelques expositions personnelles et surtout d’expositions collectives, et se dessine en parallèle un investissement important dans des associations comme la Maison des arts contemporains de Pérouges. Guy DALLEVET est également un des initiateurs de la Biennale Hors Normes.

 

LOREN | artiste plasticien

Expérimentant la peinture au fond d'une vallée alpine, LOREN trouve une famille artistique au festival d'art Hors Normes de Praz sur Arly ainsi qu'un réseau lui permettant de se professionnaliser. L'idée d'offrir un lieu à cette tribu sur Lyon donne naissance à la Galerie LA RAGE.

Les rencontres avec Gérard CHOMARAT, Jean-François RIEUX et Guy DALLEVET‌ dynamisent la création sur la région d'une manifestation ouverte ayant pour base l'Humain : la Biennale Hors Normes.