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TRAVERSE | Exposition de Natasha KRENBOL

Publié le 4 décembre 2017 Mis à jour le 8 janvier 2018

Plasticienne, Natasha Krenbol s'expose à l'Université Jean Moulin Lyon 3


Après une formation en gravure à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris puis au Kala Institute de Berkeley, en Californie, Natasha Krenbol passe une dizaine d'années à voyager et à peindre entre l'Afrique, l'Europe et les Etats-Unis. Elle réside désormais en France, dans la vallée de la Drôme.

Elle expose régulièrement (Centre Georges Pompidou, Musée de la Poste, Halle Saint Pierre... et dans diverses galeries en Suisse, aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, en France, au Japon...)

Elle a publié de nombreux dessins à l'encre de Chine dans Le Monde Diplomatique, Le Monde de l'Education, Politis, l'Autre Journal et la revue d'arts pour les enfants, Dada.

Natasha KRENBOL

"Je suis née à Zurich d'une mère quasi dadaïste et d'un père émigré cairote. Passionnée par la calligraphie arabe, la cartographie, les graffitis..., j'aime l'art populaire, de tous les continents, l'art brut  ou "singulier" (mais la singularité n'est-elle pas le propre de tout geste artistique ?) M'inspirent les flaques, les taches, les balafres, les traces du temps, les cicatrices urbaines...
Je dois à la fréquentation des arts dits premiers mon goût des images habitées : présences occultes, mythes, animaux tutélaires... Je conçois l'art comme une forme d'intercession, de passage entre ces temps natifs et le monde contemporain.

Je travaille avec des moyens simples : pigments, liant, toile ou tout autre support de fortune. Je ne sais pas à l'avance ce qui va surgir. J'aime fouiller derrière les apparences, déceler des présences. Je peins le monde, les gens, en toute subjectivité : comme je les vois, comme je les rêve - comme je les découvre en peignant.



Au début c'est le chaos, une sorte de magma. Je fais confiance à l'intuition, je laisse venir. La toile infuse patiemment. Le pinceau joue comme un sismographe de l'esprit. Une image entrevue en amène une autre. Je triture, je rature. C'est un chantier de fouille, une archéologie de l'inconscient. Le tableau se construit, strate après strate, des événements se font jour.

J'ai toujours préféré les chemins de traverse, précisément, aux voies dites royales... J'aime vagabonder et musarder, au risque (ou au plaisir) de m'égarer. Il faut dérailler, sortir du sillon, préconisait malicieusement Deleuze. Je trace mes lignes de fuite, toute une cartographie.

Georges Perec se comparait à un paysan qui cultiverait plusieurs champs : dans l'un il ferait des betteraves, dans un autre de la luzerne, dans un troisième du maïs, etc. De la même manière, les livres que j'ai écrits se rattachent à quatre champs différents, quatre mode d'interrogation qui posent peut-être en fin de compte la même question, mais la posent selon des perspectives particulières correspondant chaque fois pour moi à une autre type de travail littéraire. Cette unité de la question m'a toujours paru supérieure à celle - somme toute, artificielle - de la réponse.
 
EXPOSITION
Du 4 au 27 janv 2018
Salle d'exposition | sous-sol de la B.U.
Lundi au vendredi 8h30 à 22h
Samedi 9h30 à 17h

Entrée libre

Vernissage et visite guidée | jeudi 11 janvier | 18h | Salle d'exposition
Inscription obligatoire à pointculture@univ-lyon3.fr

Mise à jour : 8 janvier 2018