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L'Université Jean Moulin Lyon 3 remet le titre de Docteur Honoris Causa à Michèle Stanton-Jean

Publié le 3 décembre 2015 Mis à jour le 4 février 2016
DHC Jacques Cartier 2015
DHC Jacques Cartier 2015
À l’occasion des Entretiens Jacques Cartier 2015, Jacques Comby, Président de l'Université Jean Moulin Lyon 3, a remis le titre de Docteur Honoris Causa à Madame Michèle Stanton-Jean, Présidente du Comité conjoint sur la conduite responsable en recherche des Fonds de recherche du Québec, le 30 novembre dernier.

En décernant à Madame Stanton-Jean un Doctorat Honoris Causa, l’Université Jean Moulin Lyon 3 rend notamment hommage à son implication remarquable dans le domaine de la formation professionnelle et distingue aussi son engagement pour la cause des femmes.

Portrait de Michèle Stanton-Jean

 
Michèle Stanton-JeanMichèle Stanton-Jean a été nommée Présidente du comité conjoint sur la conduite responsable en recherche des Fonds de recherche du Québec en janvier 2015. Son parcours exceptionnel et atypique l’a amenée à œuvrer dans des domaines diversifiés : éducation des adultes, santé, bioéthique et émancipation de la femme. Au fil de sa carrière, elle a publié plusieurs ouvrages et articles sur ces différents sujets.

Grande intellectuelle, Michèle Stanton-Jean possède un doctorat en sciences humaines appliquées – option bioéthique. Elle a également étudié le journalisme et a obtenu deux maîtrises, l’une en éducation des adultes, l’autre en histoire. Toujours investie dans le milieu universitaire, elle est actuellement chercheure invitée du Centre de recherche en droit public à l’Université de Montréal.

Au cours de ces dernières années, Michèle Stanton Jean a été très impliquée dans les questions de santé et de bioéthique, au Canada et à l’international. Elle a notamment été sous-ministre de la santé au Canada de 1993 à 1998 avant d’occuper le poste de conseillère spéciale du ministre des affaires étrangères du Canada en matière de santé et d’affaires sociales à Bruxelles, dans la Délégation permanente du Canada à l’Union Européenne, de 1998 à 2000. Présidente du Comité international de bioéthique de l’Unesco de 2002 à 2005, Michèle Stanton-Jean a présidé l’élaboration de la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’Homme. Elle a également occupé les postes de Présidente de la Commission canadienne pour l’Unesco (2006-2010) et représentante du Québec au sein de la Délégation permanente du Canada à l’Unesco à Paris (2011 à 2014).

Surnommée "Reine de l’éducation des adultes", Michèle Stanton-Jean a largement contribué à l’apprentissage tout au long de la vie et à la formation professionnelle. En 1984, elle est nommée sous-ministre adjointe et directrice générale du Secteur de la formation professionnelle au Ministère québécois de la Main-d’œuvre de la Sécurité du revenu. Elle devient ensuite directrice exécutive des Services d’emploi au Ministère Fédéral d’Emploi et Immigration du Québec. Pour honorer cet engagement, l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes du Québec lui a remis le Prix Emile Ollivier en 2014.

Féministe engagée, elle a œuvré pour la défense de la cause des femmes, en montrant notamment le rôle essentiel des femmes dans l’histoire du Québec. Elle obtient le Prix des femmes de mérite 2010 de la Fondation Y pour son engagement pour l'émancipation des femmes.

Les Entretiens Jacques Cartier


Lors de la cérémonie du 30 novembre, Jacques Bradwejn, Doyen de la Faculté de Médecine de l'Université d'Ottawa s’est vu remettre le titre de DHC par l'Université Claude Bernard Lyon 1, et Michel Côté, directeur général des musées de la civilisation du Québec, a été honoré de la même façon par l'ENS de Lyon.

Pendant 3 jours, les Entretiens Jacques Cartier ont proposé un programme de conférences et d’événements sur Lyon et la région Rhône-Alpes. Crées en 1987, les Entretiens Jacques Cartier sont un opérateur d’envergure de la relation de coopération entre le Québec et le Rhône-Alpes, et entre les métropoles de Montréal et de Lyon. Ils ont pour vocation de favoriser les synergies dans les différents domaines de la recherche. Ils constituent un point de départ d’une action commune permanente et impulsent une effervescence autour des échanges entre Québec et Rhône-Alpes en se tournant vers les enjeux liés à l’innovation.