Thème du cours : Francis Bacon entre Cézanne et Deleuze
Gilles Deleuze interprète la peinture de Francis Bacon ─ le plus grand peintre de langue anglaise du XXe siècle ─ comme prolongement de l’entreprise initiée par Cézanne. En même temps Deleuze caractérise la peinture de Bacon dans un sens carrément anti-phénoménologique. Encore une fois, donc, la philosophie est-elle en train de superposer à la peinture ses catégories et ses enjeux ?
Bibliographie
Bibliographie indicative :
DELEUZE G., Simulacre et philosophie antique : I. Platon et le simulacre, in G. Deleuze, Logique du sens, Paris, Éd. de Minuit, 1969, p. 292-306.
DELEUZE G.-GUATTARI F., Mille plateaux. Capitalisme et schizophrénie, Paris, Éd. de Minuit, 1980, « 6. 28 novembre 1947 ─ Comment se faire un Corps Sans Organes ? », p. 185-204.
DELEUZE G., Francis Bacon. Logique de la sensation, Paris, La Différence, 1981, ensuite Paris, Éd. du Seuil, 2002.
G. DELEUZE ET F. GUATTARI, Qu’est-ce que la philosophie ?, Paris, Minuit, 1991, chap. 7. « Percept, affect et concept », p. 154-188.
KUNDERA M., « Le geste brutal du peintre », présentation de F. Bacon, Portraits et autoportraits, Paris, Les Belles Lettres, 1996, p. 7-18.
LAWRENCE D.H., Introduction to these Paintings (1929), tr. fr. de T. Lauriol, « Introduction à ces peintures », in ID., Eros et les chiens, essais réunis et présentés par M. Marnat, Paris, Éd. C. Bourgois, 1969, p. 238-261.
POUR EN SAVOIR PLUS SUR FRANCIS BACON
LEIRIS M., Francis Bacon, face et profil, Paris, Albin Michel, 1983.
SYLVESTER D., The Brutality of Fact. Interviews with Francis Bacon, London, Thames & Hudson, 19873, trad.fr. par M.Leiris, M.Peppiatt, F.Gaillard, P.Sylvester, Entretiens avec Francis Bacon, Genève, Skira, 1996.
BACON F., Entretiens avec Michel Archimbaud (1992), Paris, Gallimard, « Folio », 1996.