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Université Jean Moulin Lyon 3


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7BHN | Exposition RODOLPHE HAMMADI

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du 28 septembre 2017 au 26 octobre 2017
Du lundi au vendredi 9h à 16h
Le samedi 9h30 à 17h

Alchimiste du XXI° siècle, poète de la matière qui a été photographe, observateur pour qui le réel recèle tendresse, mystère et poésie

Prométhée-moi par Rodolphe Hammadi

"Mes armes"


Les sculptures de Rodolphe Hammadi qu'il nomme "Mes armes", prennent toujours leur source dans une branche d'arbre. Un morceau de bois, un morceau presque inutile, celui que l'on taille, que l'on coupe avant l'hiver, celui que l'on jette.
C'est à ce morceau de bois, souvent abandonné, que l'artiste va s'attacher.
Qu'importe la forme, la longueur, l'origine, qu'importe s'il est tortueux ou ligné, s'il est de chêne ou de noyer, Rodolphe Hammadi va le ramasser, le brosser, le nettoyer, le lisser, le chérir, le sculpter enfin, pour lui permettre d'accueillir toutes les parures du Temps.

L'atelier est remplis d'objets, ici et là : des pierres, des boulons, des clous, des pièces de monnaies anciennes, des timbres rares ou des antiquités chinées le plus souvent dans les rues de Marseille, mais également dans l'un ou l'autre de ces pays que l'artiste a parcouru dans le passé et à loisir.

C'est comme une danse, c'est comme un rite. L'artiste connaît déjà chaque geste, chaque mouvement qui viendra plaquer, attacher, nouer l'objet à sa juste place. L'œuvre n'a pas un sens, elle est intrinsèquement tridimensionnelle.
Elle n'a pas de début ni de fin : elle n'est qu'enchevêtrements, continuités, associations... Et bien qu'elle ne soit pas uniforme, elle propose indéniablement un tout.


  Capitaine Achab           Le Sirène-Ange      Papillon sur son présentoir   Tristan&Iseult

Rodolphe Hammadi par Rodolphe Hammadi


"En 2009, c'est grâce à mon fils Victor que j'ai entamé cette démarche. Il avait alors 7 ans et il m'a demandé un jour : "Papa, comment est-ce que les hommes préhistoriques chassaient les mammouths ?"
"Tout d'abord, il nous faut fabriquer une arme", lui ai-je répondu. J'ai saisi une branche et j'ai fixé une pierre à une de ses extrémités pour en faire une lance. C'est à ce moment que j'ai ressenti une sensation étrange et familière : comme si ce n'était pas la première fois que je faisais cela, sans savoir quand et où j'avais pu déjà en faire l'expérience.

Depuis, je continue patiemment, je couds mes cuirs, j'insère mes objets sur les innombrables branches de bois qui sèchent dans notre salon. Souvent, je sors, et me rends au petit square de la Plaine pour poncer mes pièces de bois. Il m'est difficile d'interpréter ou de définir ce que signifient exactement ces objets. J'ai l'impression que chacun représente la pièce d'un puzzle dont je ne perçois à ce stade ni la figure ni la dimension.
Je les enferme pour pouvoir me les imaginer plus encore. Une fois sortis de leur boîte, personne ne pourra dire uniquement "Ah, ce n'est que cela !". Je fabrique ce semblant d'éternité afin de dénoncer les excès de la modernité sur le monde végétal et animal.
En tout cas, c'est ce qu'il me plaît à penser !"

Rodolphe Hammadi est né en 1958 en Moselle, d'un père algérien et d'une mère allemande. A 16 ans, il étudie l'électromécanique et travaille dans une mine de charbon. A 18 ans, le service militaire lui permet de choisir une affectation lointaine. Il ne reviendra plus dans sa région natale. Au terme de son service, il s'engage dans le corps des parachutistes et s'envole pour la Réunion. Au bout de deux années, il quitte l'armée et se retrouve à Paris où il se fait embaucher comme assistant en 1979 au sein du Studio Urphot. Eric Jantzen, photographe et professeur de perspective à l'Université Paris VI, lui enseigne les bases de la photographie en général et de la photographie d'architecture en particulier. Il rencontrera ensuite d'autres artistes importants qui enrichissent son itinéraire : il fut l'ami et l'assistant du peintre Corneille - fondateur du groupe CoBra - de la photographe Irina Ionesco, et enfin, du sculpteur et designer Pucci de Rossi, avec qui il a collaboré plus de quinze années.

En photographie, il a réalisé de nombreux livres et expositions sur des sujets architecturaux en France et à l'étranger, notamment au Brésil - où il a vécu de 1997 à 2003 dans la petite ville de Goias Velho (Centre Ouest du Brésil). C'est dans son atelier en 1999 qu'il reprend la création de meubles et objets divers. La récupération occupe déjà une grande place dans son travail.
Au Brésil, il s'intéresse au peuple brésilien et réalise plusieurs séries photographiques sur des femmes dans leurs intérieurs, des artisans, des "sans-terres", des résidents en hôpital psychiatrique, ou des dormeurs dans la rue. C'est là aussi qu'il approfondit une démarche personnelle de sculpteur, puisant dans les nombreux bois qu'offre ce pays d'adoption.
En 2003, il s'installe à Marseille où il vit désormais avec sa compagne et leur enfant. C'est à Marseille que les armes ont été conçues et développées.

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Renseignements Point Culture
Lieu(x)
Manufacture des Tabacs | B.U., Bistrot U & Restau U
6 rue Rollet | Lyon 8°
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A la Une - Intranet
Thématique(s)
Culture

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Mise à jour : 12 septembre 2017